Circulaire du 19 juin 1909 relative à l'organisation des écoles pour l'année scolaire 1909-1910.

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Circulaire du 19 juin 1909, relative à l'organisation des écoles pour l'année scolaire 1909 - 1910.

Conformément à l'art. 32 de la loi du 20 avril 1881, les conseils communaux délibéreront au commencement du mois de juillet prochain sur l'organisation de leurs écoles pour l'année scolaire 1909 - 1910; les imprimés nécessaires à cette fin leur parviendront en temps utile par l'intermédiaire de MM. les commissaires de district.

Les questions principales relatives à la bonne organisation des écoles ainsi qu'à l'application des lois scolaires, ont été traitées dans des circulaires antérieures; j'engage donc les administrations communales à revoir ces circulaires avant d'arrêter leur travail organique, et se conformer aux observations de l'autorité supérieure à l'encontre du dernier travail organique, ainsi qu'aux propositions que leur soumettront les inspecteurs d'écoles.

Le travail organique une fois approuvé, il importe avant tout de le faire, exécuter dans tous ses détails. Tel n'a cependant pas été toujours le cas; les autorités scolaires ont constaté différentes irrégularités dans la tenue des écoles dans le courant de cette année. C'est ainsi que dans plusieurs communes la rentrée des classes au mois d'octobre n'a pas eu lieu à l'époque fixée par le travail organique, dans d'autres on a changé arbitrairement les heures de classe; d'autres communes enfin ont accordé des congés extraordinaires, en faisant chômer les écoles à des jours non prévus par le travail organique. Inutile de relever le grand tort que ces irrégularités causent à l'enseignement; aussi j'engage les administrations communales à s'en tenir à l'avenir strictement aux dispositions de l'organisation scolaire. Si pour des motifs plausibles un changement s'impose, les communes voudront à ce sujet prendre une délibération motivée, et la soumettre à l'approbation de l'autorité supérieure.

MM les commissaires de district et les inspecteurs d'écoles surveilleront l'exécution des dispositions de l'organisation scolaire, et me signaleront toute contravention qui parviendra à leur connaissance. J'engage de même les communes à donner à leur personnel enseignant communication du travail organique approuvé; cette communication est du reste prévue par l'art. 40 de la loi scolaire.

Depuis un certain nombre d'années, plusieurs communes importantes du pays ont cherché à assurer la fréquentation scolaire, en informant les parents ou tuteurs de l'élève de toute absence non justifiée d'une demi-journée à l'école. L'expérience a donné de bons résultats, de sorte qu'il échet de généraliser cet usage dans tout le pays. A cet effet les administrations communales recevront au mois de septembre prochain un formulaire spécial, qui renseignera les parents ou tuteurs des suites que pourra avoir pour eux toute absence ultérieure de leur enfant ou pupille. La communication pourra se faire soit par l'appariteur communal, soit par la poste aux frais de la commune, suivant les circonstances et la décision de l'autorité communale.

L'année dernière j'ai pu constater que les communes ne sont pas encore tout à fait fixées sur le meilleur choix des heures à consacrer à l'enseignement des ouvrages manuels. Cet enseignement doit empiéter le moins possible sur l'enseignement des autres branches. En général les communes pourront s'arrêter à l'horaire indiqué dans ma circulaire du 20 juin 1906; il y a seulement lieu de faire remarquer que dans les écoles mixtes, dirigées par des instituteurs, ceux-ci ne doivent pas renvoyer les garçons chez eux pendant que les tilles reçoivent l'instruction dans le travail à l'aiguille. Si les locaux ne permettent pas de mettre une salle spéciale à la disposition des filles, l'instituteur devra faire avec les garçons, soit des exercices de gymnastique, soit une promenade en commun.

Dans les derniers temps j'ai pu constater aussi que plusieurs administrations communales ont de leur propre, chef supprimé la distribution des prix à la fin de l'année scolaire; cette distribution est cependant obligatoire comme étant prévue par la loi scolaire du 20 avril 1881, et tant que la disposition législative afférente n'est pas abrogée, les administrations communales sont tenues de procéder chaque année à la distribution des prix dans leurs écoles. L'art. 24 de la loi scolaire prescrit que les prix consisteront de préférence en livres. J'imite le personnel enseignant à s'en tenir pour le choix de ces livres à la liste arrêtée par la Commission d'instruction et publiée au Courrier des écoles de l'année 1908.

Luxembourg, le 19 juin 1909.

Le Directeur général de l'intérieur,

H. KIRPACH.


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