Circulaire ministérielle du 16 février 1914 concernant les envois destinés au Laboratoire pratique de bactériologie.

Adapter la taille du texte :

Circulaire concernant les envois destinés au Laboratoire pratique de bactériologie.

Une circulaire publiée au n° 42 du Mémorial de 1911 contient des instructions détaillées relativement aux précautions à prendre lors de l'envoi de matériel infectieux au Laboratoire pratique de bactériologie. Je suis obligé de rappeler aujourd'hui à tous ceux que la chose concerne, et notamment à MM. les vétérinaires, les recommandations faites à cette occasion par rapport à la rage canine. La circulaire du 26 juin 1911 s'exprime ainsi:

«     

En cas de rage, il y a lieu d'envoyer la tête de l'animal. La décapitation du cadavre doit être faite de sorte qu'une partie du cou reste attachée à la tête. Elle sera exécutée avec les précautions requises par le médecin vétérinaire ou sous sa surveillance. Il est recommandable, en dehors des cas où la capture et la séquestration présentent de réels dangers, de ne pas abattre immédiatement un animal suspect de rage. L'autopsie, alors surtout qu'il s'agit d'animaux prématurément sacrifiés, donne des indications souvent insuffisantes, tandis qu'une surveillance de l'animal malade évite une fâcheuse incertitude. - Une lettre du vétérinaire contenant les renseignements nécessaires doit accompagner tout envoi au Laboratoire.

     »

Je ne puis trop insister sur la nécessité qu'il y a de ne pas procéder sur le coup à l'abatage d'un animal, au moment même où l'on croit s'être aperçu de l'un ou de l'autre symptôme pouvant permettre de conclure à une possibilité de rage. Ainsi qu'il résulte du passage ci-dessus reproduit de la circulaire de 1911, l'expérience en la matière a démontré à suffisance que cette mesure radicale empêche souvent d'établir ultérieurement avec certitude l'existence réelle de l'affection. Dans ces conditions, il se recommande naturellement de surseoir à l'abatage immédiat et d'enfermer d'abord les bêtes suspectes, pour les soumettre ensuite à une surveillance étroite. De cette manière, et comme l'évolution de la maladie est assez rapide, la constatation péremptoire de celle-ci pourra se faire dans le plus bref délai possible. Si néanmoins, dans certains cas, l'abatage requérait célérité, en raison des dangers que présenteraient la capture et la séquestration, l'animal ne devra jamais être tué par un coup de feu dans la tête, puisque le maintien intact du cerveau est de rigueur, à l'effet de rendre possible un examen microscopique efficace.

Je profite de l'occasion pour attirer à nouveau l'attention des intéressés sur les prescriptions formulées dans la circulaire prérappelée et réitérées par celle du 4 mai 1912, quant à l'emballage des envois destinés au Laboratoire, emballage qu'il importe de soigner de façon qu'il ne puisse constituer un danger ni pour l'administration des postes, ni pour le personnel du Laboratoire et le public.

Luxembourg, le 16 février 1914.

Le Directeur général des travaux publics,

Ch. DE WAHA.


Retour
haut de page