Circulaire du 24 octobre 1921 concernant le stage des élèves-pharmaciens.

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Circulaire du 24 octobre 1921, concernant le stage des élèves-pharmaciens.

Au prescrit de l'art. 42 de la loi du 8 mars 1875, sur la collation des grades, les récipiendaires pour l'examen de pharmacien ou de proviseur de pharmacie doivent justifier d'avoir travaillé, pendant trois années au moins, dans une ou au plus dans deux pharmacies. L'organisation de ce stage pratique est réglée notamment par les instructions ministérielles des 12 novembre 1917 et 28 mai 1918.

Il résulte des rapports des autorités que les récipiendaires pour les derniers examens pharmaceutiques ne se sont pas toujours conformés à ces prescriptions, et qu'il échet de les rappeler aux intéressés.

L'instruction du 28 mai 1918 (Mém. p. 569 ss.) prescrit aux aspirants-pharmaciens la tenue d'un journal de stage, sous la direction du préposé de pharmacie et sous le contrôle des membres du Collège médical chargés de l'inspection des officines. En outre, elle fixe le plan d'études officinales.

L'instruction du 12 novembre 1917 (Mém. p. 1276) prévoit que le temps consacré éventuellement par des élèves pharmaciens, pendant leurs années de stage, à des études théoriques aux cours supérieurs de l'Athénée, ne saurait être légalement porté en compte pour leur préparation pratique. Du moment, donc, que des aspirant jugent utile de combiner avec leurs études scolaires des exercices pratiques dans une officine, ce temps ne pourra pas être pris en considération pour les trois années de stage que la loi prescrit au minimum.

En vue de renforcer encore, à l'avenir, les garanties d'un stage régulier et pour faciliter les appréciations du jury sur l'admissibilité des récipiendaires, ceux-ci auront à produire au jury, à partir des examens de Pâques 1922, un carnet d'insription dans les conditions fixées par l'arrêté du 24 octobre 1921.

Les mésures édictées s'inspirent de la considération que le stage pratique est le fondement des études préparatoires à la carrière pharmaceutique. Aussi, je saisis l'occasion de rappeler également aux patrons-pharmaciens les obligations qui leur incombent à l'égard de leurs élèves, conformément à l'instruction précitée du 28 mai 1918. Pour sauvegarder les intérêts du public autant que des candidats le Gouvernement ne manquent pas, le cas échéant, de retirer le droit d'admettre des élèves aux pharmaciens insoucieux de leurs devoirs de patrons.

Luxembourg, le 24 octobre 1921.

Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique.

Jos. BECH.


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