Loi du 28 juillet 2018 relative au revenu d'inclusion sociale
et portant modification
1° du Code de la Sécurité sociale ;
2° du Code du travail ;
3° de la loi modifiée du 26 juillet 1980 concernant l'avance et le recouvrement de pensions alimentaires par le Fonds national de solidarité ;
4° de la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession d’avocat ;
5° de la loi modifiée du 12 septembre 2003 relative aux personnes handicapées ;
6° de la loi modifiée du 30 avril 2004 autorisant le Fonds national de solidarité à participer aux prix des prestations fournies dans le cadre de l'accueil aux personnes admises dans un centre intégré pour personnes âgées, une maison de soins ou un autre établissement médico-social assurant un accueil de jour et de nuit ;
7° de la loi modifiée du 18 décembre 2009 organisant l'aide sociale
et portant abrogation de la loi modifiée du 29 avril 1999 portant création d'un droit à un revenu minimum garanti.

Texte consolidé


La consolidation consiste à intégrer dans un acte juridique ses modifications successives, elle a pour but d'améliorer la transparence du droit et de le rendre plus accessible.


Ce texte consolidé a uniquement une valeur documentaire. Il importe de noter qu’il n’a pas de valeur juridique.

Loi du 28 juillet 2018 relative au revenu d’inclusion sociale.

Art. 2.

(1)

Peut prétendre au Revis, toute personne qui remplit les conditions suivantes :

a) bénéficier d’un droit au séjour, être inscrite au registre principal du registre national des personnes physiques et résider effectivement au lieu où est établi sa résidence habituelle ;
b) être âgée de vingt-cinq ans au moins ;
c) disposer de ressources, telles que définies au chapitre 2, sections 1 et 2, d’un montant inférieur aux limites fixées à l’article 5, soit à titre individuel, soit ensemble avec les personnes avec lesquelles elle forme une communauté domestique ;
d) rechercher un travail tout en étant et restant inscrite comme demandeur d’emploi à l’Agence pour le développement de l’emploi ;
e) être prête à épuiser toutes les possibilités non encore utilisées dans la législation luxembourgeoise ou étrangère afin d’améliorer sa situation.

(2)

La personne qui n’est pas ressortissante du Grand-Duché de Luxembourg ou d’un autre État membre de l’Union européenne ou d’un État ayant adhéré à l’Accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n’est pas reconnue apatride sur base de la Convention relative au statut des apatrides faite à New York le 28 septembre 1954, ni bénéficiaire d’une protection internationale au sens de la loi du 18 décembre 2015 relative à l’accueil des demandeurs de protection internationale et de protection temporaire, doit avoir résidé au Grand-Duché de Luxembourg pendant cinq ans au moins au cours des vingt dernières années ou disposer du statut de résident de longue durée.

Ne sont pas visés par cette condition de résidence les membres de la famille du ressortissant luxembourgeois, du ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne ou d’un État ayant adhéré à l’Accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse ainsi que du bénéficiaire de protection internationale, définis par la loi modifiée du 29 août 2008 sur la libre circulation et l’immigration et quelle que soit leur nationalité.

(3)

Le citoyen de l’Union européenne et le ressortissant d’un État ayant adhéré à l’Accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse ou un membre de la famille, quelle que soit sa nationalité, n’a pas droit au Revis durant les trois premiers mois de son séjour sur le territoire ou durant la période où il est à la recherche d’un emploi s’il est entré à ces fins sur le territoire.

Cette disposition ne s’applique pas aux travailleurs salariés ou non-salariés ou aux personnes qui gardent ce statut ou aux membres de leur famille quelle que soit leur nationalité.

(4)

Peut prétendre au Revis sans avoir atteint l’âge de vingt-cinq ans :

a) la personne qui élève un enfant pour lequel elle touche des allocations familiales et la femme enceinte au cours des huit semaines précédant la date d’accouchement théorique moyennant un certificat médical indiquant la date présumée de l’accouchement ;
b) la personne majeure qui, par suite de maladie ou de handicap n’est pas en état de gagner sa vie dans les limites prévues à l’article 5 ;
c) l’aidant au sens de l’article 350, paragraphe 7, du Code de la sécurité sociale.

(5)

Peut prétendre au Revis sans remplir la condition de l’article 2, paragraphe 1 er, lettre d) la personne :

a) salariée à temps plein ;
b) empêchée pour des raisons de santé physique ou psychique moyennant avis médical établi par un médecin mandaté par le président du Fonds ;
c) disposant d’un avis motivé, élaboré au plus tard un mois à partir de la date d’admissibilité de la demande du Revis, de l’Agence pour le développement de l’emploi relatif à l’incapacité de la personne à intégrer le marché de l’emploi ordinaire. Cette incapacité est évaluée en fonction de la situation personnelle, des connaissances linguistiques et du parcours professionnel de la personne ;
d) bénéficiaire d’une pension de vieillesse ou d’une pension d’invalidité ;
e) âgée de plus de soixante-cinq ans ;
f) bénéficiaire de l’indemnité pécuniaire de maladie ou de maternité ;
g) bénéficiaire du congé parental détenteur d’un contrat de travail, dont la durée de travail est égale à la durée normale de travail applicable dans l’établissement ou l’entreprise en vertu de la loi ou de la convention collective ;
h) aidant au sens de l’article 350, paragraphe 7, du Code de la sécurité sociale ;
i) qui achève des études de l’enseignement secondaire classique ou de l’enseignement secondaire général ;
j) qui exerce une activité à titre d’indépendant pendant une période de six mois renouvelable une fois, qui ne génère pas, à l’issue de cette période un revenu professionnel supérieur ou égal au taux du salaire social minimum non qualifié ;
k) qui exerce une activité à titre d’indépendant et dont le revenu professionnel est supérieur ou égal au taux du salaire social minimum non qualifié.

Art. 3.

(1)

Ne peut prétendre au Revis, la personne qui :

a) a abandonné ou réduit de plein gré son activité professionnelle ;
b) a été licenciée pour faute grave ;
c) ne respecte pas la convention de collaboration signée avec l’Agence pour le développement de l’emploi ou a refusé de participer à une mesure active en faveur de l’emploi proposée par les services de l’Agence pour le développement de l’emploi ;
d) refuse de collaborer avec l’Office national d’inclusion sociale ;
e) s’est vue retirer le bénéfice de l’indemnité de chômage ;
f) a fait une déclaration incomplète ou inexacte au Fonds ;
g) omet d’avertir le Fonds endéans un mois d’une circonstance pouvant entraîner une modification de l’allocation ;
h) bénéficie d’un congé sans solde ou d’un congé pour travail à temps partiel soit dans le secteur public, soit dans le secteur privé ;
i) a quitté le territoire national pendant une période dépassant trente-cinq jours calendrier au cours d’une même année civile ou ne respecte pas les convocations du Fonds visant le contrôle des conditions d’accès au Revis ;
j) fait l’objet d’une mesure de détention préventive ou d’une peine privative de liberté, sauf pendant la période où elle est soumise au régime de la semi-liberté ou qu’elle bénéficie d’une suspension de l’exécution de la peine, d’une libération conditionnelle ou d’un placement sous surveillance électronique tel que prévu aux articles 107, alinéa 3, et 688 et suivants du Code de procédure pénale ;
k) poursuit des études supérieures ;
l) est bénéficiaire d’une attestation de prise en charge telle que prévue par l’article 4 de la loi modifiée du 29 août 2008 sur la libre circulation des personnes et l’immigration.

(2)

Le Fonds peut déroger, pour des raisons tenant à la situation familiale, professionnelle ou de santé dûment documentées et appuyant la demande en obtention du Revis, à l’une des situations visées aux lettres a), b), c), d), e), f), g), h) et i) du paragraphe 1 er.

(3)

Le Revis n’est pas dû pour le mois au cours duquel les faits énoncés au paragraphe 1 er sous a), b), c), d), e), f), g), h) et i) se sont produits et les trois mois subséquents.


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